bio

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mariaclarkEssentiellement axé sur le vivant et ses espaces (sensuels, territoriaux et temporels), mon travail aborde la thématique du corps « insulaire » sous toutes ses coutures – dans son histoire et sa géographie. Du politique à l’épidermique, en passant par l’érotisme ou les aspects environnementaux, j’interroge les frontières, les trajectoires, les zones troubles ou intermédiaires, les empreintes, portant un intérêt spécifique au témoignage.
Les mediums que j’utilise sont multiples: art action, installation, vidéo et aujourd’hui principalement le dessin et l‘écriture, avec des publications diverses. Je développe également une réflexion autour de ma profession de modèle vivant qui fait partie intégrante de ma démarche artistique. J’expose depuis 2003 en France et à l’étranger (Allemagne, Israël, Émirats arabes unis, Italie, Nouvelle-Calédonie, République tchèque…). 
Je suis membre du collectif d’artistes Action Hybride.
Je partage ma vie entre Paris et les Cévennes.

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Formée aux arts vivants et visuels à Montpellier, Londres et à Paris, je me consacre également à l’écriture, des textes qui pour certains viendront nourrir mes créations plastiques. Ce sera Anatol (du pays des pierres), un film super 8 expérimental, inspiré par la mémoire de l’Arménie, qui sera présenté aux Rencontres internationales Paris-Berlin 2003. Ou l’installation vidéo Le Mur d’en face, à propos des murs de séparation entre les territoires, présentée en de nombreux lieux entre 2006 et 2010.
Dans un premier temps préoccupée par l’obstacle à la libre circulation et aux mouvements migratoires, j’utilise souvent l’espace public comme terrain d’invention. La ligne blanche revient fréquemment dans mon travail. Tracée au sol – entre deux arrondissements de Paris (La Ligne 19), au cœur d’un centre commercial de Tel Aviv (Route 116); ou afin de délimiter des espaces/zones exigus, dans lesquels  je m’installe immobile, en compagnie ou non de ma poupée (miss clark & miss clark). En 2010, l’indépendance d’un espace libre, le territoire d‘iz (ou izone), est déclarée.
Également modèle vivant, je publie l’essai À bras-le-corps (la plâtrière éd., 2012) – une déambulation entre mes séances de poses et mon travail artistique. Je réalise en 2017 le documentaire Le Modèle vivant déplié, une série d’interviews de modèles de profession projetées sur différentes parties de ma peau, et en 2020 un court documentaire sur le télétravail du modèle lié au premier confinement de la crise sanitaire Covid 19. J’interviens volontiers pour des conférences, publications d’articles, et autres projets de rencontres.
Les corps insulaire ou sensuel deviennent mes thématiques principales à partir de 2012. Je reprends mes crayons et me consacre au dessin –  tout en poursuivant un travail d’écriture et de vidéo. J’explore alors des sujets tels que l’enveloppe-peau, l’empreinte, l’érotisme, le genre ou l’animalité… Cette recherche intimiste s’ouvre aujourd’hui sur des questions plus environnementales.

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« J’œuvre. J’œuvre ma vie, construis soigneusement, et parfois à coups de hache, ma présence au monde. Je propose des axes esthétiques, topographiques; des lignes. De l’écorce terrestre à la peau, de la peau au support de papier, de tissu ou de plâtre, j’invoque rituels, mythes et archétypes, en équilibre sur mes forces personnelles et sociales. Une terre nouvelle se réinvente, un nouveau point de vue. Mon corps est une île.
Mon travail, visuel et écrit, est un manifeste. Individuel, collectif, esthétique et politique. J’affirme mes convictions, mes désaccords dans les affaires dites publiques, dans le silence et à grands cris. L’action est accessible, nécessaire, et existe dans son imperfection humaine, conduite par les questions ontologiques qui me tracassent. Art performance, art vidéo, art plastique, et mon propre corps comme matière. Un corps en action, ici et maintenant. », À bras-le-corps, La plâtrière éditions, 2012