Mon très cher corps

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Mon très cher corps,

Ce que j’aime avant tout chez toi c’est ta présence. Ton engagement au monde, de l’ici et maintenant.
Tu es constitué de chair, tu as une masse, un poids, un contour. Mais ton intensité, elle, ne se mesure pas.
Je t’expose régulièrement au regard des autres, de mes alter ego, tel un miroir. Tu es dénudé ou vêtu, simplement là, empreint de toute ta complexité. Humain, quoi. À la fois singulier et universel, tu proposes des attitudes ordinaires, extraordinaires, une démarche, un style, en équilibre sur le monde.
Ta forme est plutôt lisible, tonique, musclée. J’aime chez toi certaines parties; et d’autres me plaisent moins. Mais pourquoi te détailler alors que tu formes un tout tissé par des réseaux multiples et invisibles, et que c’est cela, ce « corps du vivant », qui m’importe – avec ses failles, ses interstices, ses incertitudes.
Cher corps, tu te poses pourtant et je t’ancre, tel un pilier. Ton rôle est celui de soutien. Tu es là pour me conduire, pour accompagner le processus artistique, afin d’approcher le réel, un réel plus épais que celui que l’on perçoit de prime abord. Je te donne à manger de ce principe de réalité dans ce qu’il est de plus dense. Ainsi tu recueilles et impulses l’action; celle d’autrui et la tienne. Cette conscience vient peut-être du fait que tu as été nourri de soleil et que tu as parcouru la garrigue pieds nus de long en large alors que tu étais encore haut comme trois pommes?
Cher corps, avant toute chose, tu es libre. C’est la clé de ta puissance, cette liberté-là, corps et esprit compris. Je ne t’ai jamais scindé de l’esprit, sache-le. Et c’est ce qui fait notre force je crois. 
Ce sentiment de liberté est la condition même de ton existence, même s’il est parfois difficile d’échapper aux idées reçues, aux carcans induits par toutes ces images qui te rappellent quotidiennement que tu vieillis. Et si tu te dérobes parfois un peu plus avec l’âge, si le contexte environnemental te fait du mal car tu prends tout trop à cœur et à corps, je tâche d’accueillir cette douleur qui t’assaille. Je fais ce que je peux dans le monde tel qu’il est.
Cher corps, tu es mon minimum du faire, mon essentiel. C’est notre respiration qui nous nourrit, c’est elle qui te détend. Ce mouvement intérieur, ces flux qui nous organisent et qui transpirent par tous les pores de ta peau font ce lien indispensable entre ton dehors et ton dedans. Ils te relient aux autres. 
Tu es mon île; et tu prends ainsi place dans notre archipel.
Cher corps, je ne t’ai jamais vraiment mis au travail – tel qu’on l’entend communément- , ou très peu. Je t’ai mis à l’œuvre. Tu es mon instrument, mon incarnation, mon empreinte. Je t’ai créé un espace d’existence, loin du bruit et des foutaises, dans un espace qui m’est cher: l’espace de la création. Je te remercie de m’envelopper; et de représenter, à ta manière, l’élan de vie qui est en chacun de nous.

Les Cévennes, 27 février 2018

films

4 documentaires Ardèche Images

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yinyang he 陰陽和, vidéo, 2018

Documentaire expérimental, durée: 4 min. 30 Fleischeslust Festival, Galerie Xlane  – Berlin (All.), 2018 Le FFF @ cinéma Reflet Médicis, Paris, 2019 yinyang he.

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Le Modèle vivant déplié (2017)

Documentaire, durée: 45 min. Projections avec débats. Médiathèque de Charenton-le-Pont pour le mois du film documentaire, 2018/ Maison des auteurs de la Sacd (Paris), 2017/ Ateliers Beaux-arts (divers), 2017-2019 /Académie de la Grande Chaumière, 2017-2018

À partir de six entretiens de modèles de profession en activité, ce film compose le portrait d’un métier méconnu et le débarrasse de ses idées reçues. Sont évoqués ici les différentes pratiques de la pose en atelier, son histoire, son contexte, les questions d’espace, de nudité et de temps, ainsi que les spécificités de cette activité. Le ton de chacun est libre, profond, direct, quotidien et le film nous dévoile, de façon inédite, un style et un choix de vie, une façon de se penser, de penser son corps, de penser le monde. Le modèle vivant est bien vivant, et il s’inscrit dans l’art d’aujourd’hui. Avec les tėmoignages de Rodion Pavlovski, Annie Ferret, Déborah Wydrzynski, Vincent Pons, Christophe Lemée, Gaëlle Durand.
Contactez-moi si vous souhaitez accueillir ce projet dans votre lieu.

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Chimera (2010)

5 min 50. Vidéoprojecteur ou moniteur.

WIP-Villette – parcours d’art contemporain CARNE, 2010 Festival Les uns chez les autres (Paris), 2010

En 2008, les britanniques ont autorisé la création d’embryons homme-animal crées à partir d’une cellule humaine et d’un ovocyte animal (les premiers « cybrides » sont crées en mars de cette même année à Newcastle après l’autorisaton de la HFEA- Human Fertilisation Embryology Autority). Chimera, un être hybride, est passé au travers des mailles de la législation qui impose que les embryons soient détruits au plus tard au bout de quatorze jours…

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Marianne (2010)

Galerie Plateforme, Paris.

Marianne (nouvelle figure de la République), en buste, ligotée et muselée, présente les différents Titres de respiration obligatoires (créés sur le modèle des Titres de circulation, ces documents de contrôle réclamés aux gens du voyage).

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Anatol du pays des pierres (2001)

Super 8 numérisé, 17 min. Projection cinéma. LIRE LE TEXTE INTÉGRAL >> Rencontres internationales Paris-Berlin, 2003 Rencontres d’art contemporain de Cahors, 2010 Galerie de l’Atelier de Belleville, exposition Je vous salue Marie(s), 2019

Dans le ventre de Lili, Anatol reprend le fil de son histoire oubliée: l’histoire de l’Arménie. Anatol (du pays des pierres), ce sont deux personnages, en plans fixes, en pensées. Un murmure incessant. La fille mâchouille un chewing-gum, le garçon fume une cigarette. Tous deux pensent et parlent (en voix-off), de loin, comme quelque chose d’enfoui, d’une Arménie qu’ils ne connaissent pas. L’une découvre, l’autre continue d’oublier. C’est la voix d’un enfant qui insuffle à la fille (Lili) son état visionnaire : l’enfant lui parle en arménien, et décrit l’Asie mineure d’avant le génocide.
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Florence (Italie) – prix Art et Culture, 2013.

écrits

Publications – ouvrages, revues, blogs

Autres textes

Anatol, du pays des pierres (film super 8, 2001)
Le Mur d’en face (installation vidéo, 2006)
Welcome to France (performance, 2006)
Mue de toi (performance, 2017)

 
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dessins et peintures (sélection)

 

Sans titre, Technique mixte sur papier, 2020

 

The Shape, Technique mixte sur papier, 2019-2020

 

Dryades et Hamadryades, technique mixte sur papier, 2019-2020

 

seismogaphy
Séismography, 30 x 40 cm, crayon et fusain sur papier, 2019

 

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lenfantauceirge

L’Enfant au cierge, 30 x 40 cm, technique mixte, 2019 –

 

maria Clark

SURVOLTSERIE2
SURVOLT (Série), graphite sur papier, 2019 (Pour la série Survolt – voir aussi les rubriques Photos et Films)

INGRID QUI CHEVAUCHAIT LES NUAGES (Série), technique mixte sur papier, 2019

 

 

BERLIN, technique mixte, 2018

 

 

ANIMALITÉ DOMESTIQUE – 4 toiles 116×89 (huile, pastel, graphite), 2017

 

 

EPIDERMIK
 – Dessins (crayon, fusain, pierre noire, plâtre, aiguilles sur papier), 2016

 

Body Me, graphite, plâtre, épingle sur papier et toile

 

 

LES ÉROTIQUES, Dessins, peinture, collage, technique mixte, 2017-2020

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Quelques nus d’après modèles, 2016-2020

PRÉSENCE(S) – PRÉGNANCE(S)

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ARCHIPELAGO

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  L’un nu (détail), installation (dessins, texte, plâtre, photo, objets), 2015
galerie Rue Française, Paris.

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MariaClark

Le Poisson-sage, huile sur toile, 2017

mariaclark_AYIN
Ayin (ou le mauvais œil) , acrylique sur toile, 2005

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MariaClark
Traversée, graphie sur papier, 2005.

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Palimpsestes, journal, plâtre, graphite, 2005
biennale de Belleville de bas en haut, Paris.
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Les peintres, graphite sur papier, 2005.

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Still Life (dessins et peintures d’étude), graphite, gouache sur papier et cartons, 2005.

 

 

Two teeneager Drawings, 1982-83

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
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