photos (sélection)

Monte Verità, photographie argentique, 2021
Pieces of Love Next To The Caravan, photographie numérique, 2020
Feeling broken, photographie numérique, 2020
Le Saut de l’ange, photographie numérique, 2020
Freedom between the walls, photographie numérique, 2020
L’étalon, photographie argentique et montage, 2018

Sans titre, 2019
Face à dos, photographie argentique, 2019
La Bête, 2019
La Bête, photographie numérique, 2019
Starface, ou La Carte sidérale des stigmates, 2018
Starface, ou La Carte sidérale des stigmates, photographie argentique et craie, 2018
Survolt (série), 2019
Carcasse, photographie numérique et craie, 2018
Dans le tissu du monde, 2018
Dans le tissu du monde, photographie argentique, 2018
Domino, photographie numérique, 2014,
collaboration avec l’artiste et modèle Vincent Pons

Mon très cher corps

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Mon très cher corps,

Ce que j’aime avant tout chez toi c’est ta présence. Ton engagement au monde, de l’ici et maintenant.
Tu es constitué de chair, tu as une masse, un poids, un contour. Mais ton intensité, elle, ne se mesure pas.
Je t’expose régulièrement au regard des autres, de mes alter ego, tel un miroir. Tu es dénudé ou vêtu, simplement là, empreint de toute ta complexité. Humain, quoi. À la fois singulier et universel, tu proposes des attitudes ordinaires, extraordinaires, une démarche, un style, en équilibre sur le monde.
Ta forme est plutôt lisible, tonique, musclée. J’aime chez toi certaines parties; et d’autres me plaisent moins. Mais pourquoi te détailler alors que tu formes un tout tissé par des réseaux multiples et invisibles, et que c’est cela, ce « corps du vivant », qui m’importe – avec ses failles, ses interstices, ses incertitudes.
Cher corps, tu te poses pourtant et je t’ancre, tel un pilier. Ton rôle est celui de soutien. Tu es là pour me conduire, pour accompagner le processus artistique, afin d’approcher le réel, un réel plus épais que celui que l’on perçoit de prime abord. Je te donne à manger de ce principe de réalité dans ce qu’il est de plus dense. Ainsi tu recueilles et impulses l’action; celle d’autrui et la tienne. Cette conscience vient peut-être du fait que tu as été nourri de soleil et que tu as parcouru la garrigue pieds nus de long en large alors que tu étais encore haut comme trois pommes?
Cher corps, avant toute chose, tu es libre. C’est la clé de ta puissance, cette liberté-là, corps et esprit compris. Je ne t’ai jamais scindé de l’esprit, sache-le. Et c’est ce qui fait notre force je crois. 
Ce sentiment de liberté est la condition même de ton existence, même s’il est parfois difficile d’échapper aux idées reçues, aux carcans induits par toutes ces images qui te rappellent quotidiennement que tu vieillis. Et si tu te dérobes parfois un peu plus avec l’âge, si le contexte environnemental te fait du mal car tu prends tout trop à cœur et à corps, je tâche d’accueillir cette douleur qui t’assaille. Je fais ce que je peux dans le monde tel qu’il est.
Cher corps, tu es mon minimum du faire, mon essentiel. C’est notre respiration qui nous nourrit, c’est elle qui te détend. Ce mouvement intérieur, ces flux qui nous organisent et qui transpirent par tous les pores de ta peau font ce lien indispensable entre ton dehors et ton dedans. Ils te relient aux autres. 
Tu es mon île; et tu prends ainsi place dans notre archipel.
Cher corps, je ne t’ai jamais vraiment mis au travail – tel qu’on l’entend communément- , ou très peu. Je t’ai mis à l’œuvre. Tu es mon instrument, mon incarnation, mon empreinte. Je t’ai créé un espace d’existence, loin du bruit et des foutaises, dans un espace qui m’est cher: l’espace de la création. Je te remercie de m’envelopper; et de représenter, à ta manière, l’élan de vie qui est en chacun de nous.

Les Cévennes, 27 février 2018

films

Le Modèle vivant déplié (2017)

Documentaire, durée: 45 min.
Projections avec débats.
Médiathèque de Charenton-le-Pont pour le mois du film documentaire, 2018/ Maison des auteurs de la Sacd (Paris), 2017/ Ateliers Beaux-arts (divers), 2017-2019 /Académie de la Grande Chaumière, 2017-2018


À partir de six entretiens de modèles de profession en activité, ce film compose le portrait d’un métier méconnu et le débarrasse de ses idées reçues. Sont évoqués ici les différentes pratiques de la pose en atelier, son histoire, son contexte, les questions d’espace, de nudité et de temps, ainsi que les spécificités de cette activité. Le ton de chacun est libre, profond, direct, quotidien et le film nous dévoile, de façon inédite, un style et un choix de vie, une façon de se penser, de penser son corps, de penser le monde. Le modèle vivant est bien vivant, et il s’inscrit dans l’art d’aujourd’hui. Avec les témoignages de Rodion Pavlovski, Annie Ferret, Déborah Wydrzynski, Vincent Pons, Christophe Lemée, Gaëlle Durand.
 
Contactez-moi si vous souhaitez accueillir ce projet dans votre lieu.

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4 documentaires
sur Ardèche Images

 

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yinyang he 陰陽和, vidéo, 2018

Documentaire expérimental, durée: 4 min. 30
Fleischeslust Festival, Galerie Xlane  – Berlin (All.), 2018
Le FFF @ cinéma Reflet Médicis, Paris, 2019

yinyang he.

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Chimera (2010)

5 min 50. Vidéoprojecteur ou moniteur.

WIP-Villette – parcours d’art contemporain CARNE, 2010
Festival Les uns chez les autres (Paris), 2010

En 2008, les britanniques ont autorisé la création d’embryons homme-animal crées à partir d’une cellule humaine et d’un ovocyte animal (les premiers « cybrides » sont crées en mars de cette même année à Newcastle après l’autorisaton de la HFEA- Human Fertilisation Embryology Autority). Chimera, un être hybride, est passé au travers des mailles de la législation qui impose que les embryons soient détruits au plus tard au bout de quatorze jours…

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Marianne (2010)

Galerie Plateforme, Paris.

Marianne (nouvelle figure de la République), en buste, ligotée et muselée, présente les différents Titres de respiration obligatoires (créés sur le modèle des Titres de circulation, ces documents de contrôle réclamés aux gens du voyage).

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Anatol du pays des pierres (2001)

Super 8 numérisé, 17 min. Projection cinéma. LIRE LE TEXTE INTÉGRAL >>
Rencontres internationales Paris-Berlin, 2003
Rencontres d’art contemporain de Cahors, 2010
Galerie de l’Atelier de Belleville, exposition Je vous salue Marie(s), 2019

Dans le ventre de Lili, Anatol reprend le fil de son histoire oubliée: l’histoire de l’Arménie. Anatol (du pays des pierres), ce sont deux personnages, en plans fixes, en pensées. Un murmure incessant. La fille mâchouille un chewing-gum, le garçon fume une cigarette. Tous deux pensent et parlent (en voix-off), de loin, comme quelque chose d’enfoui, d’une Arménie qu’ils ne connaissent pas. L’une découvre, l’autre continue d’oublier. C’est la voix d’un enfant qui insuffle à la fille (Lili) son état visionnaire : l’enfant lui parle en arménien, et décrit l’Asie mineure d’avant le génocide.

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Autres textes

Anatol, du pays des pierres (film super 8, 2001)
Le Mur d’en face (installation vidéo, 2006)
Welcome to France (performance, 2006)
Chimera (vidéo, 2010)
Le Territoire d’Iz (Izone), 2010
Mue de toi (performance, 2017)
Survolt (vidéo, 2019)