Les Portraits terrestres sont des dessins que je réalise sur un papier à lettre ancien, d’une dimension de 25×20 cm, à partir d’un questionnaire transmis sous forme de jeu à une personne de mon entourage proche ou lointain — notamment mes intimes, mon environnement artistique, les gens de mon village. Le crayon à la main, je laisse résonner certains de ses mots afin de créer la rencontre d’une partie de son univers et du mien, par imprégnation. De cette première composition (la matrice), je tire un second dessin: « l’Holobionthe ». C’est un « dessin-nuage », une « empreinte », une figure ou bien un paysage composite, réalisé sur support et format libre, séparément ou en un grand ensemble. Des autoportraits sont également réalisés ainsi que des dessins à partir d’œuvres biographiques, personnages littéraires ou cinématographiques. Le principe de ces portraits en deux étapes n’est pas forcément la ressemblance directe du modèle, mais bien plutôt les analogies, les échos qui influencent formes et teintes, alliant nos sensibilités respectives aux mondes complexes (séduisants ou effrayants) que l’on héberge en soi. Cette série, entamée en janvier 2023, constituera au fil des ans une grande galerie de portraits. Inspirée par le penseur Bruno Latour, elle reflète les histoires à la fois individuelles et collectives de ce, celles et ceux qui, s’intriquant les un.e.s dans les autres, se superposent en des « agencements mutuels interdépendants » — sur une Terre aux « mille plis » (constituée d’une multitude de puissances d’agir).
Le premier travail artistique personnel que je propose au public est un film super 8 réalisé en 2001 à partir d’un de mes textes. J’utilise ensuite une petite caméra Dv jusqu’à son dernier souffle et tourne diverses vidéos: des installations, des courtes fictions ou des documentaires, classiques ou plus expérimentaux. Le regard de la caméra et surtout le montage me permettent d’englober l’idée dans une temporalité intuitive, de la donner non seulement à voir mais surtout à écouter. Son et paroles sont ici souvent essentiels.
Le Modèle vivant déplié (2017)
Documentaire, durée: 45 min. Projections avec débats. Médiathèque de Charenton-le-Pont pour le mois du film documentaire, 2018/ Maison des auteurs de la Sacd (Paris), 2017/ Ateliers Beaux-arts (divers), 2017-2019 /Académie de la Grande Chaumière, 2017-2018
À partir de six entretiens de modèles de profession en activité, ce film compose le portrait d’un métier méconnu et le débarrasse de ses idées reçues. Sont évoqués ici les différentes pratiques de la pose en atelier, son histoire, son contexte, les questions d’espace, de nudité et de temps, ainsi que les spécificités de cette activité.Le ton de chacun est libre, profond, direct, quotidien et le film nous dévoile, de façon inédite, un style et un choix de vie, une façon de se penser, de penser son corps, de penser le monde.Le modèle vivant est bien vivant, et il s’inscrit dans l’art d’aujourd’hui. Avec les témoignages de Rodion Pavlovski, Annie Ferret, Déborah Wydrzynski, Vincent Pons, Christophe Lemée, Gaëlle Durand.
Contactez-moi si vous souhaitez accueillir ce projet dans votre lieu.
yinyang he 陰陽和, vidéo (2018) Documentaire expérimental érotique, durée: 4 min. 30 Fleischeslust Festival, Galerie Xlane – Berlin (All.), 2018 Le FFF @ cinéma Reflet Médicis, Paris, 2019
yinyang he 陰陽和 c’est l’union, le jeu simple et instantané de deux êtres dans un environnement à la fois quotidien et imaginaire.
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Chimera (2010) 5 min 50. Vidéoprojecteur ou moniteur. WIP-Villette – parcours d’art contemporain CARNE, 2010 Festival Les uns chez les autres (Paris), 2010
En 2008, les britanniques ont autorisé la création d’embryons homme-animal crées à partir d’une cellule humaine et d’un ovocyte animal (les premiers « cybrides » sont crées en mars de cette même année à Newcastle après l’autorisaton de la HFEA- Human Fertilisation Embryology Autority). Chimera, un être hybride, est passé au travers des mailles de la législation qui impose que les embryons soient détruits au plus tard au bout de quatorze jours…
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Marianne (2010)
Galerie Plateforme, Paris.
Marianne (nouvelle figure de la République), en buste, ligotée et muselée, présente les différents Titres de respiration obligatoires (créés sur le modèle des Titres de circulation, ces documents de contrôle réclamés aux gens du voyage).
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En compagnie de Clément Lépidis (2003), documentaire vidéo Des images à venir prochainement
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Anatol du pays des pierres (2001) Super 8 numérisé, 17 min. Projection cinéma. LIRE LE TEXTE INTÉGRAL >> Rencontres internationales Paris-Berlin, 2003 Rencontres d’art contemporain de Cahors, 2010 Galerie de l’Atelier de Belleville, exposition Je vous salue Marie(s), 2019
Dans le ventre de Lili, Anatol reprend le fil de son histoire oubliée: l’histoire de l’Arménie. Anatol (du pays des pierres), ce sont deux personnages, en plans fixes, en pensées. Un murmure incessant. La fille mâchouille un chewing-gum, le garçon fume une cigarette. Tous deux pensent et parlent (en voix-off), de loin, comme quelque chose d’enfoui, d’une Arménie qu’ils ne connaissent pas. L’une découvre, l’autre continue d’oublier. C’est la voix d’un enfant qui insuffle à la fille (Lili) son état visionnaire : l’enfant lui parle en arménien, et décrit l’Asie mineure d’avant le génocide.
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Installations vidéo & audio (2003-2012)
Mue(vidéo, gouache, textile), 2012 France, République tchèque, Italie.
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Globalization (globe en tête à papier, terre, vidéo, son), 2011 Galerie G, Paris.
*** Ovotestis (2) (valise, textile, vidéo), 2010 Crane Lab, Bourgogne, Maison des canaux, galerie du Génie de la Bastille, Paris
Version contemporaine d’une ancienne statue indienne hermaphrodite qui servit de modèle pour créer le monde. « En un seul corps, elle représentait l’homme et la femme. La moitié du visage, un bras, un pied appartenaient au sexe masculin, et l’autre moitié du corps au féminin. Sur la mamelle droite on voyait, en peinture, le soleil, et sur la gauche la lune. »Les genres féminin/masculin présents en chacun de nous prennent dans cette proposition la forme de l’être bisexué ou hermaphrodite. Le public était également invité à déposer une offrande ou des mots sur le mur des ex-voto en hommage à son animus ou anima.
Un miroir reflète une autre facette du paysage urbain. Promenade sens dessus dessous dans les rues de Paris – rue Compans, place des Fêtes, rue des solitaires, rue de la Villette, rue de Belleville.
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Father Tongue, 2009 ZAZ festival, Israël
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Le Mur d’en face(toile peinte, vidéo, audio, textes), 2006 Paris, Cahors, Toulouse, Nouvelle Calédonie, Émirats arabes unis.
Dans cette vidéo, deux enfants tentent, par jeu, d’escalader un mur. Tandis que la bande son évoque la réalité, parfois meurtrière, de l’obstacle de cette frontière, du Mur de séparation entre les territoires.Chacun des personnages (fictifs) témoigne d’une histoire dans la langue du pays dont il est question: Ahmed et Pablo sont soldats, en Afrique du Nord, à Ceuta, d’un côté et de l’autre du mur qui sépare l’Europe de l’Afrique. Marika, une vieille dame, habite Mali Selmenci en Ukraine, face au mur qui sépare son village de celui de Velké Slemence en Slovaquie. L’Enfant aux deux langues joue au ballon contre le mur de Nicosie sur l’île de Chypre. Avi et Abbou habitent à Jérusalem. Ulrich nous indique comment le mur de Berlin a pu être franchi. Et enfin une Jeune femme, qui, elle, marche sur les murs… Une création soutenue par le Ligue des droits de l’Homme et accueillie en résidences de création par laMétive en Creuse (Limousin) et La Générale (Paris).
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Writings on my wall (vidéo, mur), 2006 Biennale de Belleville de bas en haut (Paris), Rencontres d’art contemporain de Cahors Dans cette vidéo (palimpseste mural), les lettres s’enchainent formant des bribes, des mots et des phrases. Sous des couches d’enduit, elles s’effacent, proposant à nouveau un mur vierge, un espace d’écriture. D’autres mots viennent s’y inscrire, se superposant à ceux du dessous : frontières, passeport, étranger, territoire, nation, zone… autant de définitions qui s’emmêlent, soulignant la réalité et l’absurdité de ces limites.
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Gens de Belleville, mon voyage (installation avec son), 2003 Galerie de l’Udac, Paris
La photographie est venue à moi récemment. Des rencontres et des concours de circonstances. Un heureux hasard. J’utilise le numérique ou l’argentique, selon. Mes décors, vides ou (ré)orientés, me permettent des compositions simples, parfois investies par des traits de crayons, de craie ou d’images – des vibrations que l’on retrouve dans mon travail de dessinatrice. Je fais peu dephotographies mais toujours, jusqu’à présent, avec une figure humaine.
« Face à mon dessin » (autoportrait), photographie argentique, 2019
« L’un.e », 2018, photographie numérique et craie sur papier Hahnemüle Rag 308gr, 17, 5 x 29,5 cm
Freedom between the walls, photo numérique, 2020
Dans le tissu du monde, photo argentique, 2018
« Hommage à Michelangelo Antonioni », montage photo (extrait), 2022.
Après une dizaine d’années dans l’univers des arts vivants (théâtre, chant et danse contemporaine), je me concentre sur l’écriture, les arts visuels, puis performatifs. Je rejoins un réseau international d’artistes-performers, et vis là des moments libres et très créatifs. Je développe également quelques collaborations avec des compositeurs (voix-musique) et organise parfois des événements en temps que curatrice. Actuellement, je me consacre davantage à mes créations en atelier, mais il m’arrive encore quelquefois de proposer des actions publiques, notamment du coté de la relation Corps-Dessin. Modèle vivant depuis plus de vingt ans, j’inclus cette pratique à mon univers artistique. Et parallèlement je poursuis ma recherche sur le dessin dans l’espace.
Les Variations périphériques, 2022 50 min Performance, danse/voix/dessin et musique – avec HOTEL FURY (Jazz expérimental), le 8 octobre 2022 à Mains d’Œuvres, Saint Ouen. L’idée qui m’est venue au départ, c’est ce souvenir: que j’aimais particulièrement rouler au milieu de la nuit sur le périph., autour de Paris – un Paris de silence et de lumières… ET puis il y a cette question de bord, de bordure; de tour, de contour; de corps et de peau. Une improvisation avec Manuel Cortell (guitare), Viane Mondésir (trompette/machines), Michel-ange Merino (Basse/machines).
Architectonique, 2022 2h Installation corporelle et mouvement pour dessinateurs, à l’occasion de l’exposition « Carcasses », par Action Hybride, 10 septembre 2022 au 100 ECS Paris. Ce jour-là, il y avait des structures de parapluie, un pique-nique de fruits variés rouges et verts – dont un bel aloe vera -, des carcasses de poulet. Il y avait des encres et lignes noires, à manger et à dessiner, quelques fleurs rouges au bout des baleines, et d’autres dans la bouche. Il y avait une playlist de musiques sur le corps et une émission de France Culture sur les humains. Et puis il y avait surtout le public-dessinateur que je remercie chaleureusement.
« Déraciné.e.s » dans la FOZ Machine de Fred Chemama, 2022 20 minutes Performance collective avec 眯腊 (mira), Amélia Fouillen et Maria Clark, le 8 septembre 2022 à l’occasion du vernissage de l’exposition « Carcasses » par Action Hybride au 100 ECS Paris.
Les Danses dessinées, 2011-2022 durée variable Poses et mouvement arrêté en situation pour dessinateurs – avec dessins, textes, musique, corps nu, maquillé ou en costume… PERFORMANCES PUBLIQUES. @Le100,ECS Paris, 2022 @ 59 Rivoli, Paris, 2020 @ Académie Grande Chaumière, Paris, 2018 @ Médiathèque de Charenton-Le-Pont, 2018 @ Galerie G.Spot, Paris, 2018 avec l’artiste 眯腊 Fred Chemama (MIRA) et sa FŌZ MACHINE @ Galerie Dufay/Bonnet, Paris, 2012 – performance avec l’artiste Desy Safan-Gerard. @ Escalier espace d’art, Montreuil, 2011 et 2013avec l’artiste Desy Safan-Gerard.
BANDE DEMO 2001-2018
Dans le tissu du monde (2), 2018 durée: 1h 2 juin 2018 au Château d’Aubais (Gard-France). Curator: Luc Lerouge et Jean-Claude Gagnieux Maoudj
À fleur de peau, 2018 durée: 15 min. Conférence-performance, Rencontres artistiques « Corps Encore » @ Le Non Lieu (Roubaix), le 9 juin 2018. Curatrices: Pascale Weber et Eun Young Leepark
FŌZ MACHINE (Empreintes), 2018 Empreinte éphémère de ma présence –Performance avec 眯腊 Fred Chemama (MIRA) et sa FŌZ MACHINE, le 12 avril 2018 à la galerie G.SPOT (Paris 3e), à l’occasion de l’exposition « Bestiaire, herbier et autres bestioles » de Jonathan Abbou et Elisabeth Prouvost.
Les Dermoïds, 2017 durée: 3h30 Galerie Le Génie de la Bastille, Paris. Les Dermoïds, c’est l’être enrobé et contenu, c’est une peau de plis, un espace intermédiaire entre le dedans et le dehors… Curatrice: Jeanne Laurent.
Mue de toi, 2017 durée: 5 min. Texte, images, musique.
The Secret, 2016 Objet emballé. Galerie Rue Française, Paris.
Réparation 5, 2016 durée: 3h Toile, lumière, bande son réalisée à partir de gargouillis. Galerie Rue Française, Paris. Curatrice: Bonnie Tchien.
Eumétrie (Réparation 4), 2015 durée: 15 min Événement « Chantons aux vaches », Brenne. Curatrice: Bonnie Tchien.
Réparation 3, 2015 durée: 1h30 Plâtre, brique. Infraction Venezia, place San Marco, Venise. Curator: Jonas Stampe.
Lucky bag, 2012 Tina B Contemporary Art Festival, Prague (République tchèque), Curateur: Shalom Neuman catalogue >> Théatre de la Pergola Florence (Italie), sur invitation d’Alfonso De Virgiliis
Cracked Shell, 2012 durée: 20 min. œufs blancs, combinaison, ciseaux. Infr’action Sète. Curator.rice: Jonas Stampe, Nadia Capitaine
Skin, 2012 durée: 20 min. Argile, pelures d’oignon. Infr’action Sète. Curator.rice: Jonas Stampe, Nadia Capitaine
Sans titre, 2012 déambulation 1h30 Visage de l’artiste en papier avec intérieur métal. Infr’action Sète. Curator.rice: Jonas Stampe, Nadia Capitaine
The Other Side, 2012 durée: 30 min. Peinture, seringues, éponge, cadre. Infr’action Sète. Curator.rice: Jonas Stampe, Nadia Capitaine
Stocklist (la gypsothèque ambulante), 2012 durée: 2h Bandes plâtrée. Inventaire des articulations du corps. Infr’action Paris. Curator.rice: Jonas Stampe, Nadia Capitaine
House Moving, 2012 durée: 20 min. Bois, plâtre, projection vidéo, objets divers. Infraction Paris, Institut Suédois, Paris. Curator.rice: Jonas Stampe, Nadia Capitaine
Still Life-Still Alive, 2011 durée: 20 min. Projection vidéo, objets divers, disque vinyle, musique. Place à l’art performance (Paris), Curator.rice: Manuela Centrone, Mathieu Bohet Inton’action (Angoulême). Curator.rice: Philippe Boisnard, Hortense Gauthier
Frame, 2011 durée: 25 min 2 roues, cage, objets divers, Disques vinyles. Galerie Plateforme, Paris. Curateur: François Ronsiaux. performance à propos de la politique migratoire.
Le Cinquième Quartier, 2010 durée: 3h Abats, plaque de cuisson, dessin, vidéo Chimera. Parcours CARNE, WIP Villette, Paris. Le cinquième quartier, c’est tout ce qui appartient à l’animal en dehors de la viande: peau, graisse, abats, sang, appareil digestif, os, glandes… Des parties, pour certaines alimentaires, considérées comme des parties accessoires, non nobles. Certaines tribus anthropophages en tiraient pourtant une grande force, en mangeant les organes de leurs ennemis.
L’Autocoït dans ma valise, 2010 durée: 25 min. Mur d’ex voto, objets divers, valise, escargots Crane Lab Bourgogne. Curateur: Jean Voguet. Hommage rendu à l’animus ou Lingam intérieur. Les genres féminin/masculin présents en chacun de nous prennent dans cette proposition la forme de l’être bisexué ou hermaphrodite. Le public était également invité à déposer une offrande ou des mots sur le mur des ex-voto en hommage à son animus ou anima.
Le Territoire d’Iz (Izone), 2010 durée: une semaine. Toiles peintes, drapeau, texte, objets divers. Festival-Commando Désordre urbain, Paris. Le territoire d’iz (Infinite Zone) est un espace libre. Il n’est pas une nation et n’a pas de frontières; c’est un projet collaboratif in process. Déclaré à l’Onu par courrier postal à la suite d’une série de performances données en mai 2010 à Paris, ce territoire est représenté par une pièce de plâtre – ou tracée à la craie- (qui ressemble à une pièce de puzzle) installée en n’importe quel lieu – plus particulièrement dans les inter-zones et les espace intervalles. Utilisant l’architecture urbanistique du parcours, iz a déclaré son indépendance à l’emplacement d’anciennes zones de passage (les barrières du Mur des Fermiers Généraux). Le territoire d’iz >>
Laissez-nous suivre notre route, 2010 durée: 20 min. Craie, petite roulotte, objets divers. Les rencontres d’art contemporain de Cahors. « Nous ne voulons qu’une chose : laissez-nous suivre notre route” est un proverbe manouche. Mais aussi: « Tuer le nomade c’est tuer la part de rêve où toute la société va puiser son besoin de renouveau. » Ou « Nous sommes des oiseaux de passage, demain nous serons loin. » (Proverbes tziganes)
La Liberté guidant les peuples vers la sortie (Activist_Bondage_3), 2010 durée: 2h (avec projection en boucle) Drapeau, révolver, costume, vidéo. Galerie Plateforme, Paris. Curateur: François Ronsiaux. Dans cette série Activist_Bondage, le corps est tout ou en parti ligoté, pris dans un carcan.
Homeland (Activist_Bondage_2), 2009 durée: 2h (avec projection en boucle) Craie, sable, langue, liens, vidéo. Musée national de Prague (République tchèque). Curator: Shalom Neuman. Festival ZAZ, Tel Aviv, Jérusalem (Israël) Curateur.rice: Tamar Raban, Jean Voguet.
Route 116, 2009 Peinture, ruban adhésif, housse,durée: 2h Festival ZAZ, Tel Aviv (Israël). Curateur.rice.: Tamar Raban, Jean Voguet. PORTFOLIO >>
Activist_Bondage_1, 2009 Les Rencontres « Paroles et Corps d’immigration' » par l’Ajour 31 au Ring de Toulouse. Curator: Alexandre Fernandez.
Birth (missclark&missclark), 2009 durée: 1h Fontaine, papier, poupée, costume, bande son, textes. Le Mas (Paris). « L’Homme naît nu. Il n’a donc aucune nationalité. » Dans cette performance, cette phrase est déclinée en une multitude de langues: par la bande son, ainsi que sur chacun des papiers qui forment une ligne au sol. À l’un des bouts de celle-ci : miss clark & miss clark; à l’autre: une petite fontaine, le bruit de l’eau. La configuration de ce dispositif coupe dans la salle en deux, ce qui oblige le spectateur à enjamber la ligne et à choisir un coté.
Road Movie (missclark&missclark), 2007 durée: 30 min. Poupée, vidéo, son, mots, cordes. Le lavoir moderne parisien, Paris. Curateur: Jean Voguet. Dans cette performance de miss clark & miss clark, la poupée est présentée à l’état brut, nue et chauve, sans maquillage. Les quelques phrases de la bande son de la vidéo (anglais/français) viennent accentuer l’immobilisme complet de miss clark & miss clark: « On y va? », « I really want to go now… », « Shall we go? », « Let’s go! »… Tout est pourtant figé. Seules défilent les lignes blanches de la route projetées à l’arrière plan au centre du dispositif. Au sol un mot: « immobilisme ».
One Side And Another (missclark&missclark), 2007 durée: 2h Poupée, mots, costumes. Biennale de Belleville de bas en haut
La Ligne 19, 2007
Ligne tracée le long de la rue de Belleville à Paris, sur 2 km, le 6 octobre 2007. Une frontière créée en 1860 par Haussmann, lors de l’annexion de la commune de Belleville par Paris, et qui séparait Belleville en deux … afin d’amoindrir le vote de sa population ouvrière frondeuse.
FLMNH (lecture), 2007 durée: 3h. Voiture, livres. événement Lire en fête. Le passant choisit une page. Lecture en tête à tête, dans une camionnette. Tous textes autorisés, du livres de cuisine à la littérature, du magazine pour enfants au texte érotique, en passant par le dictionnaire…
En attendant que Mrs Smith se réveille (Welcome to France), 2006 durée: 2h.
Aiguilles à tricoter, laine, son, texte, objet divers, et musique composée par François Lopez. Belleville de bas en haut, Paris. 1. Une femme est assise dans la rue. Sa chaise, une table. Elle tricote, pendant des heures, les yeux rivés sur ses aiguilles, une longue bande noire qui vient suivre la ligne blanche tracée sur le bitume. L’histoire et la géographie, le temps et l’espace sont d’un même tricot… Une bande son, à propos de la politique actuelle d’immigration en France. 2. La femme, qui jusque-là ne prêtait aucune attention à rien lâche son ouvrage et prend le micro. Elle crache un texte sur une musique rock, circulant dans l’espace étriqué qu’elle s’est impartie, entre la ligne blanche et la barrière d’un trottoir. Elle finit par s’enrouler de ruban adhésif.
Le dessin est mon premier amour. Après mes années lycée en Arts Plastiques à Uzès (Gard), je poursuis ma formation à l’université, plus axée sur l’art contemporain et la philosophie. Je termine mon cursus à Paris I- Sorbonne (Saint-Charles). Je me forme également au Morley College de Londres et aux Ateliers beaux-arts de Paris. Du coté des arts performatifs et vidéos dans les années 2000, je reprends crayons et papiers à partir de 2017.
Cette série, réalisée à partir d’un questionnaire transmis sous forme de jeu à une personne de mon entourage proche ou lointain, formera au fil des ans une grande galerie de portraits > à découvrir >>
*** Les Paysages hybrides (2022-2023) Cette série explore les métamorphoses du vivant liées aux questions environnementales actuelles et futures, en lien avec notre humanité: ouvertures et entraves, (dé)naturations, pollutions, transformations; biodiversité, technologies et recherches; questions écologiques, éthiques et philosophiques.